Zombie, Vampires et droits d’auteurs …

Dans un article sur Owni, Lionel Maurel revient sur l’histoire du copyright des zombie moderne, ou plutôt sur comment, ayant échappé par erreur au copyright, ils ont pu peupler notre imaginaire collectif.

Allez le lire sur le site d’Owni !

Comment un robot à tué les Hugo Awards au nom du copyright

Début du mois avait lieux les Hugo Awards, cérémonie de remise de prix dédiés à la Science-Fiction.

C’est un évènement majeur dans le micro-cosme de la SF que des centaines de personnes suivaient en direct sur la plate forme ustream. Ustream est une plateforme de video sur le web qui a la particularité de permettre de regarder des show “en direct” ainsi que de les archiver.

C’est au moment où Nail Gaiman accepte son prix pour l’écriture de l’épisode “la femme du docteur” de la série anglaise “Doctor Who”, que les services de ustream coupent la diffusion au motif que le show enfreindrait les réglementations sur le copyright.

La cause serait la diffusion d’extrait de l’épisode en question pour illustrer le prix. Ustream fait en fait appel à un service tiers, Vobile, pour surveiller le contenu et déclarer si il y a ou non violation de copyright dans un flux vidéo.

Selon Yangbin Wang, le CEO de Vobile, leur système d’identification de contenu fourni aux plateforme vidéo les informations relative aux problèmes de copyright, mais la décision de retirer la video reste entre les mains de la dite plateforme.

Dans le cas de ustream, il semblerait que les serveurs de ustream soit configuré de manière à couper automatique le flux dès réception d’une alerte de chez vobile. Et plus grave, rien n’est prévu pour permettre de relancer le flux !

C’est ce qu’explique Brad Hunstable, CEO de Ustream, dans un post d’excuse sur le blog de la compagnie. Il y indique également que les utilisateurs “payant” sont exclus de la vérification de contenu et donc n’ont pas de risque de coupure de ce genre.

Il explique également avoir suspendu l’usage des services de Vobile tant qu’ils ne pourront pas avoir un meilleur équilibre entre les besoins des diffuseurs, des spectateurs et des détenteurs de copyright.

Outre le fait que l’usage des extraits étaient, d’une part couverte par le fair use de la loi américaine sur le copyright, l’autorisation de diffusion avait spécifiquement été donnée par les détenteurs des droits. Mais une réponse automatique ne peut pas - encore - saisir ces subtilités légales …

Espérons que le législateur sera prudent quand on lui proposera d’ajouter des systèmes de réponse automatique aux dispositifs de surveillance urbaine. ( cf INDECT )

Extrait de “Confession d’un voleur”

Voici un extrait du livre “confession d’un voleur" de Laurent Chemla, pionnier de l’internet français, que vous pourrez retrouver dans son intégralité sur le site du livre.

Ca date de 2002 mais c’est toujours très d’actualité !

"Pourquoi conserver chez soi plusieurs centaines de disques quand, d’un simple clic, on pourra bientôt choisir d’écouter n’importe quelle chanson? La réponse à cette question explique bien des insomnies de certains industriels. Plus largement, tous ceux qui font profession d’intermédiaire entre un auteur et les consommateurs ont du souci à se faire. Le monde de l’édition (en particulier de l’édition musicale) va devoir s’adapter à la concurrence d’un nouveau support ne nécessitant ni usine, ni matériel, ni réseau de distribution. Les éditeurs devront vivre avec la concurrence d’auteurs qui peuvent désormais diffuser leurs œuvres (littéraire, musicale, graphique…) sans passer par leur intermédiaire. Il leur sera nécessaire de réapprendre un métier de sélection, de classement et d’aide à la création pour offrir aux artistes et à leur public une valeur ajoutée qui ne dépendra plus de leur seule puissance commerciale. Que vaut un réseau de distributeurs (une constituante jusqu’à présent essentielle aux grandes maisons de disques) quand n’importe quel site web peut justement distribuer un album dans le monde entier? Nous assistons peut-être à la fin des industries dont le seul rôle était de médiatiser un contenu sans autre talent que la puissance financière. Pour survivre, elles devront offrir bien davantage car dorénavant, avec l’Internet, l’auteur dispose de tous les moyens de sa propre médiatisation."

Le livre a été également publié aux éditions Denoël, 9 rue du Cherche-Midi à Paris avec la référence ISBN : 2-207-25216-7.

SXSW 2012 : 7,5 Go de MP3 à télécharger légalement sur BitTorrent

Depuis le 16 février ( premier torrent ) et le 7 mars ( second torrent ), l’ensemble de la musique qui était diffusée au SXSW 2012 ( South by Southwest Festival ) qui avait lieux au Texas à la mi mars, est disponible sous forme de deux fichier torrent ! En toute légalité et avec l’accord des artistes.

Ca se trouve sur le site sxswtorrent.com et vous pouvez redescendre jusqu’en 2005 où l’initiative à commencé.

(Source: numerama.com)

Exemple concret d’artistes du libre “qui marchent”

Lionel Maurel publie sur Owni un papier intitulé : "Les bonnes recettes du libre" et dans lequel il présente :

[…] quatre exemples de  créateurs, ayant fait le choix de la Culture libre, qui démontrent que le système classique du droit d’auteur n’est pas la seule voie pour atteindre le succès, à l’heure du numérique.

et

[…] contrairement à une autre idée reçue, la qualité est au rendez-vous.

On y retrouve le rappeur Dan Bull qui vient d’entrer dans les charts uk avec un morceaux sur diffusé sous licence CC0.

On y trouve ensuite la portraitiste américaine Gwen Seemel qui diffuse ses œuvres hors de toutes licences, indiquant seulement :

I am happy for you to copy and display my work, and you are welcome to create derivative works using my images. I would love it if you gave me credit when you do so.

On y trouvera également de la littérature avec les œuvres de Brian Foo avec du cinéma avec Open Source Tube qui fera l’objet d’un article à part entière !

"est ce qu audacity est illegal en belgique"

En regardant les stats du site (piwik pas g!analytics ;) ) j’ai trouvé ce mot-clé, tapé dans google, et qui a ramener un internaute égaré vers sabbamhussein.

J’ai été suffisamment surpris par la question que pour avoir envie d’y répondre …

NON AUDACITY N’EST PAS ILLEGAL EN BELGIQUE !

A ce que je sache il n’est illégal nul part, et d’ailleurs il est très pratique :)

“L’auteur aurait tout intérêt à être piraté.”

La lecture du jour c’est cette très intéressante interview de Thomas Cadène, l’instigateur et gestionnaire de la bande dessinée “les autres gens" sur OWNI.

Entre autre chose fort chouette sur la monétarisation de contenu numérique, il y a ce passage très pertinent à propos de l’hadopi et des société de gestion de droit :

"Ce que je veux dire c’est que ceux qui prétendent parler pour nous (et qui parfois le font très bien, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit) n’ont pas du tout le même point de vue que nous, par nature. Nous ne sommes pas les mêmes. Un dirigeant de société de gestion de droit, lui, il veut des droits à gérer. L’écrivain, le dessinateur ou le parolier qui rapporte 30 € ou 150 € de droits par an ça l’intéresse parce que ça fait parti d’un tout. Alors il explique qu’il faut Hadopi pour défendre cet auteur. Mais putain, l’auteur, qu’est ce qu’il s’en fout du piratage ! 50 € ou 200 € ! Il aurait tout intérêt à être piraté, à rencontrer son public, à diffuser son œuvre. Hadopi dans ce cas là ne défend pas l’auteur mais défend la masse d’argent à gérer, le pouvoir.

Que ce soit clair, je ne suis pas un fanatique du piratage (même s’il ne me fait pas peur). Je suis simplement contre la réponse Hadopi à cette situation là. Quand je lis des abrutis défendre le piratage avec des arguments pathétiques de mauvaises fois en mode enfants gâtés, j’ai des envies de baffes mais il y aussi des débats passionnants sur la circulation des œuvres, sur le partage, sur la découverte. Ces débats, je n’aime pas qu’on les réduise à une caricature du “le pirate est un criminel”. C’est parfois un con, c’est souvent un passionné, c’est la plupart du temps ni trop l’un, ni trop l’autre. Alors ça implique un regard un peu plus précis sur une situation un peu plus complexe. Et la réponse Hadopi est à cette aune là d’une bêtise qui confine à l’exploit.

“Je ne suis pas contre le droit d’auteur.”

Qu’on comprenne bien : je ne suis pas contre le droit d’auteur. Sûrement pas. Sans lui je ne mange plus. C’est un système habile, intelligent. Mais très vieux et parfois complètement à coté de la plaque.

Je vois pas pourquoi on ne pourrait pas dépouiller, trucider, piller mon œuvre après ma mort. Enfin si quelqu’un a envie, pour peu que mon œuvre existe encore un peu.

Le pillage, la relecture, tout ça nourrit l’art. Toute l’histoire de l’art est fondée là- dessus.

Allez lire toute l’interview c’est vraiment intéressant !

Les majors pourraient lutter contre le piratage… illégalement

C’est ce que nous apprends la CERT ( Poland’s Computer Emergency Response Team ) qui a découvert un massif ajout de fichiers vérolés maquillés en film russe et - bien que prenant des pincette quand à l’accusation - aurait identifié au moins une startup ( ICM Internet Copyright Management ) connue pour ses liens étroit avec les majors comme source de l’infection.

« Il y a au moins un groupe d’intérêt qui pourrait bénéficier d’un empoisonnement des réseaux torrent, et il est facile à identifier : les sociétés multimédias et leurs sous-traitants. La conduite de ce genre de campagne par ces institutions ne serait d’ailleurs pas un précédent. Il est également possible que le trafic généré soit utilisé pour cartographier le réseau BitTorrent et pour collecter des données, dans l’optique d’une utilisation ultérieure » prévient le CERT.

Ce genre de pratique est illégale aux Etats-Unis, en Europe et du coup en Pologne.

Plus d’info sur :

ActuaLitte
Torrent Freak
GNT
Decrypted Tech
Freedom House

"qu’y a-t-il de plus agréable pour un politicien que d’enrichir un lobbyiste d’un trait de plume?"

C’est par cette phrase que Frederik Tibau termine son article pour datanews / le vifconsacré à la décision de la sabam d’addatquer devant la cour européenne de justice un, ou plusieurs ( pas décidé à l’époque - fin février ) isp ( fournisseur d’accès à internet ).

Voilà déjà un longtemps que la sabam essaye de créer la confusion sur le business de la fourniture de transit ip. Considérant que tout internaute téléchargé du contenu illégal, il est normal que les artistes soit rémunérer. C’est la même rengaine qu’on nous avait déjà servi avec les taxes pour copie privées qu’on paye désormais sur tout les supports de stockage numérique ( du cd vierge au disque dur en passant par la clé USB, le lecteur mp3, ou le smart phone ) et ce peut importe leur utilisation ou leur destination ( une entreprise qui utilise des cd pour faire des backups paye tout autant que le le groupe qui s’autoproduit et grave c’est albums lui même … ).

( Tentative de ) raquet à tout les étages aurait pu s’intituler cet article. Réduire internet au seul téléchargement - illégal - en demandant aux isp de reverser 3.2% du revenu des abonnement, est non seulement une insulte au peuple d’internet qui produit - pour souvent gratuitement - du contenu, mais aussi une pure hypocrisie vu que cette redevance n’est aucunement jointe à une quelconque légalisation des téléchargement.

La sabam serait alors payée deux fois quand on télécharge du légal - dont ils ont les droits - sur spotify ou deezer par exemple. Et nous ne sériions pas mieux protégé si l’on télécharge de l’illégal.
Cette double cotisation rendant l’offre légale - encore - moins attrayante qu’elle ne l’est déjà.

De la même façon elle pourrait demander à la poste de payer une redevance pour les livres - ou extrait - photocopiés qui serait envoyé dans le courrier, ou une taxe sur les feuilles blanches sous prétexte qu’on peut y reproduire des œuvres protégées, ou encore sur les routes ou les voitures sous prétexte qu’on pourrait avoir des contrefaçon dans son coffre ( et pourquoi pas dans son sac ou dans sa poche ). Heureusement pour elle ne s’aventure pas - encore - dans les domaines ou l’absurde de la situation est évident pour tout le monde et pas seulement pour les techniciens et les initiés.

Plus d’info à venir …

Droit d’auteur : votre dentiste peut diffuser gratuitement de la musique

Bonne nouvelle, la cour Européenne de justice (CJUE) à donné raison à un dentiste Italien qui refusait de payer la “Società Consortile Fonografici” (SCF) (équivalent italien de la Sabam) pour la radio qui diffuse de la musique dans sa sale d’attente !

Depuis des années la SCF tentait de négocier avec l’association nationale des dentistes un forfait pour cette diffusion. En 2006 elle tente le forcing en assignant un praticien en justice.

Dans son arrêt, la CJUE rappelle que le docteur en question faisait écouter uniquement la musique diffusée par des stations de radio, et non pas des disques qu’il avait lui-même choisis. Or, la directive européenne de 1992 sur les droits d’auteur “impose aux États membres de prévoir un droit visant à assurer qu’une rémunération équitable et unique soit versée par l’utilisateur lorsqu’un phonogramme (…) est utilisé pour une radiodiffusion (…) ou pour une communication quelconque au public”.

Peut-on lire dans l’article de Numérama, et plus loin de préciser que :


Par ailleurs, contrairement à un bar qui diffuserait des matchs de football, le dentiste ne choisit pas ce qu’il diffuse pour attirer une certaine clientèle et en attendre un retour financier. “Les clients d’un dentiste se rendent dans un cabinet dentaire en ayant pour seul objectif d’être soignés, une diffusion de phonogrammes n’étant point inhérente à la pratique des soins dentaires, s’amusent les juges. C’est fortuitement et indépendamment de leurs souhaits qu’ils bénéficient d’un accès à certains phonogrammes, en fonction du moment de leur arrivée au cabinet et de la durée de leur attente ainsi que de la nature du traitement qui leur est prodigué”. Dès lors, “une telle diffusion ne donne pas droit à la perception d’une rémunération en faveur des producteurs de phonogrammes”.

C’est donc plutôt une bonne nouvelle et l’on pourrait voir d’autres profession et d’autre pays s’intéresser au problème.


(Source: http)